Une étude du rôle d’un prophète Qu’est-ce qu’un prophète vivant? Le président A. Theodore Tuttle, du Premier Conseil des soixante-dix ____________________ Le Seigneur a terminé la section des Doctrine et Alliances par cette parole : « Ce que moi, le Seigneur, ai dit, je l’ai dit, et je ne me rétracte pas ; et même si les cieux et la terre passent, ma parole ne passera pas, mais sera entièrement accomplie, que ce soit par ma propre voix ou par la voix de mes serviteurs, c’est tout un » (D& A1 :38). Nous venons d’entendre la voix de son serviteur, et c’est la même chose ! Le président Lee a fait ce que tous les prophètes de tous les temps ont fait. Il a témoigné que Dieu, notre Père, vit ; que Jésus-Christ est notre Sauveur et notre Rédempteur, le chef de cette Église. Il a témoigné que Joseph Smith était le prophète du rétablissement. Comme tous les prophètes qui l’ont précédé, il a déclaré que le chemin de la paix ne se trouve que dans l’évangile de Jésus-Christ, que ce n’est qu’en gardant les commandements de Dieu révélés par les prophètes vivants que nous pouvons trouver la vie éternelle. Qu’est-ce qu’un prophète vivant ? Son âge ? Il peut être jeune ou vieux. II n’a pas besoin de porter une tunique ni d’être muni d’un bâton de berger. Ses traits physiques ne sont pas importants. Un prophète n’a pas besoin d’avoir un diplôme universitaire ni venir d’une classe sociale spéciale. Il peut être riche ou pauvre. Il n’a pas besoin de lettres de créance des hommes. Qu’est-ce donc qui qualifie un homme à être prophète ? Avant toutes choses, c’est Dieu qui doit le choisir comme son prophète ! Ceci est tout autre chose que de laisser l’homme choisir Dieu. Le Sauveur, parlant à ses apôtres, dit : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit... » (Jean 15:16). « Nous croyons qu’un homme doit être appelé de Dieu par prophétie et par l’imposition des mains, par ceux qui détiennent l’autorité, pour prêcher l’évangile et en administrer les ordonnances. » (Cinquième Article de Foi). Un prophète est donc le représentant autorisé du Seigneur. Si le monde ne le reconnaît pas, la condition importante c’est que Dieu parle par lui. Un prophète est un instructeur. Il reçoit des révélations du Seigneur. Ce peuvent être de nouvelles vérités ou des explications de vérités déjà reçues. Il est facile de croire aux prophètes morts. Beaucoup de gens le font. Pour une raison mystérieuse, ils sont entourés d’un halo de crédibilité. Il n’en va pas de même du prophète qui vit parmi nous, qui doit affronter les difficultés de la vie de tous les jours. Mais c’est merveilleux de croire aux prophètes vivants. Notre salut dépend de ce que nous croyons en un prophète vivant et de ce que nous respectons sa parole. Lui seul a droit à la révélation pour toute l’Église. L’Église aussi bien que le monde devrait estimer et respecter ses paroles plus que celles de n'importe qui d'autre. Un jour on comprendra cette vérité. On a dit : « On n’est vraiment converti que quand on voit le pouvoir de Dieu reposer sur les dirigeants de notre Église, et jusqu'à ce qu’il descende dans son cœur comme du feu. » On s’étonnera qu’une telle puissance et une telle autorité soient logées chez un seul homme. « Ne pourrait-il pas nous conduire sur la mauvaise route ? » demande-t-on. Le président Wilford Woodruff a dit un jour : « Je dis à Israël que le Seigneur ne permettra jamais, ni à moi, ni à personne d’autre qui remplit les fonctions de président de cette Église, de vous conduire sur la mauvaise route. Ce n’est pas dans le programme. Ce n’est pas dans la volonté de Dieu. Si je devais essayer pareille chose, le Seigneur m’enlèverait de ma place, et il fera la même chose pour tout autre homme qui essaie de détourner les enfants des hommes des oracles de Dieu et de leur devoir. (Discourses of Wilford Woodruff, Bookcraft 1946, pp. 212-13.) Le président Henry D. Moyle a dit : « Plus j’avance en âge, plus je suis en contact étroit avec le président de l’Église, et plus je me rends compte que la plus grande de toutes les Écriture que nous ayons au jourd’hui dans le monde c’est l’Écriture courante. Ce que le porte- parole de Dieu dit à ses enfants est Écriture. C’est sa parole, sa volonté et sa loi manifestées par l’Écriture, et je la préfère à toute autre. » (Veillée pour trois pieux de B.Y.U., janvier 1963.) Le Seigneur a fait cette promesse à ses serviteurs : « Et tout ce qu’ils diront sous l’inspiration du Saint-Esprit sera Écriture, sera la volonté du Seigneur, sera l’avis du Seigneur, sera la parole du Seigneur, sera la voix du Seigneur et le pouvoir de Dieu pour le salut » (D& A 68:4). Le président John Taylor a dit : « Nous avons besoin d’un arbre vivant — d’une fontaine vivante — d’une intelligence vivante sortant de la prêtrise vivante du ciel, par l’intermédiaire de la prêtrise vivante sur la terre... et depuis le temps où Adam reçut pour la première fois une communication de Dieu, jusqu’au temps où Jean, sur l’île de Patmos, reçut sa communication ou que Joseph Smith se vit ouvrir les cieux, il a toujours fallu de nouvelles révélations, adaptées aux circonstances particulières dans lesquelles étaient placés les églises ou les individus. La révélation d’Adam ne commanda pas à Noé de construire son arche, pas plus que la révélation de Noé ne dit à Lot d’abandonner Sodome, ou que l’une de ces deux-là n’a parlé du départ des enfants d’Israël hors d’Égypte. Tous ceux-là ont eu des révélations pour eux-mêmes, aussi bien qu’Ésaïe, Jérémie, Ézéchiel, Jésus, Pierre, Paul, Jean et Joseph. Et nous aussi, nous devons en avoir, sinon nous ferons naufrage. » (The Gospel Kingdom, Deseret Book Company, 1944, p. 34.) Orson Pratt a dit : « Dès l’instant où nous mettons de côté les oracles vivants, nous mettons de côté les révélations de Dieu. Pourquoi ? Parce que les révélations de Dieu nous commandent clairement d’écouter les oracles vivants. Par conséquent, si nous entreprenons de suivre la parole écrite et qu’en même temps nous n’écoutons pas les oracles vivants de Dieu, la parole écrite nous condamnera... » (Journal of Dis courses, vol. 7, p. 373.) Les prophètes ont le droit et la responsabilité de conseiller les Saints. Le président Wilford Woodruff a dit : « Notre peuple ne doit pas traiter ces conseils à la légère, car je vous dis au nom du Seigneur — et je l’observe depuis que je suis devenu membre de cette Église — il n’y a aucun homme qui entreprend de s’opposer aux instructions du dirigeant légalement autorisé de ce peuple qui puisse jamais prospérer... Vous verrez que quiconque s’oppose à ces instructions ne prospérera jamais... « ... nous avons été gouvernés par des conseils plutôt que par des commandements en beaucoup de choses, ce qui a été une bénédiction pour les Saints... » (JD, vol. 14, pp. 33-36.) Le président Stephen L. Richards fait ce commentaire sur les conseils : « ... un instant de réflexion vous convaincra du véritable respect que nous avons pour les instructions. S’il est vrai que nous appelons péché l’infraction à la loi et que nous n’appliquons pas une terminologie aussi radicale au refus de suivre les conseils, cependant dans l’Église, dans le cadre de la prêtrise, les conseils sont toujours donnés dans le but premier de faire observer la loi, de sorte qu’elle occupe véritablement une place importante presque comparable à cette loi de l’évangile .» (BYU Speeches, 26 février 1957.) Le président J. Reuben Clark, fils, a mis le doigt sur le besoin d’aujourd’hui : « Ce qu’il nous faut au jourd’hui, ce ne sont pas simplement des prophètes. Nous avons les prophètes. Mais ce qu’il nous faut c’est plus de gens qui écoutent. Voilà le grand besoin de notre génération. Il y en a qui insistent sur le fait que si le prophète du Seigneur ne dit pas « Ainsi dit le Seigneur », le message peut ne pas être considéré comme révélation. C’est un critère erroné. Car si beaucoup de nos révélations modernes qui se trouvent dans les Doctrine et Alliances contiennent en effet ces paroles, il y en a beaucoup qui ne les contiennent pas. » (Church News, 31 juillet 1954.) Le président Marion G. Romney détailla la responsabilité de ceux qui entendent le témoignage d’un serviteur de Dieu : « Nous qui sommes ses témoins actuels ne faisons que nous acquitter de nos responsabilités lorsque nous attirons votre attention sur les témoignages des prophètes et notre témoignage. « Dans la mesure où nous attirons votre attention là-dessus, la responsabilité passe de nous à vous de déterminer la crédibilité des témoins et de leurs témoignages. Que personne ne sous-estime l’importance de sa décision à ce sujet. » (Improvement Era, décembre 1967, p. 100.) C’est un privilège de suivre les présidents de l’Église. Il y aura d’autres Autorités générales, prophètes et apôtres qui nous conseilleront pendant cette conférence. Puissions-nous écouter et entendre la voix du Seigneur car « Ce que moi, le Seigneur, ai dit, je l’ai dit, et je ne me rétracte pas ; et même si les cieux et la terre passent, ma parole ne passera pas, mais sera entièrement accomplie, que ce soit par ma propre voix ou par la voix de mes serviteurs, c’est tout un. «Car voici, le Seigneur est Dieu, et l’Esprit rend témoignage, et le témoignage est vrai, et la vérité demeure pour toujours et à jamais. Amen » (D& A 1 :38-39). Au nom de Jésus-Christ. Amen.