# Le souvenir de notre existence prémortel nous fut enlevé lorsque nous avons été envoyés sur terre.
#### George Albert Smith
> Lorsque Dieu créa la terre et y plaça nos premiers parents, il ne les laissa pas dans l'ignorance de sa personne. Il est vrai qu'on leur avait enlevé le souvenir de leur vie préexistante, mais, dans sa tendre miséricorde, il leur parla et, plus tard, il envoya ses serviteurs choisis pour les instruire sur les choses concernant la vie éternelle. (Conférence générale, octobre 1928, pp. 90-91).
#### Bruce R. McConkie
> Là-bas (dans la vie prémortelle), nous avons été mis à l'épreuve en tant qu'êtres spirituels, en tant qu'individus dotés d'un corps mortel qui serait soumis aux convoitises et aux appétits de la condition mortelle, de la chair. Alors que, là-bas, nous avons été soumis à une épreuve visant à déterminer comment nous observerions les commandements lorsque nous marchions par la vue et que nous étions en présence du Père Éternel, ici-bas, nous devions subir une épreuve visant à déterminer comment nous réagirions à ses lois lorsque nous marchions par la foi et que nous ne souvenions plus de la vie que nous avions menée en sa présence. (ACR, Brisbane, 1976:14).
#### Neal A. Maxwell
> En acceptant d'entrer dans ce deuxième état, c'est comme si nous acceptions au préalable 1'anesthesique de I'oubli. Les docteurs ne réveillent pas leur patient au milieu de ce qui avait déjà été autorisé pour lui demander, encore une fois, s'il faut continuer. Nous avons été d'accord pour venir ici-bas et pour subir certaines expériences dans certaines conditions. Frère Orson Hyde a dit : « Ce n'est pas parce que nous avons oublié que cela change les faits » (Journal of Discourses, vol. 7, pp. 314-315). Mais il nous arrive parfois d'entrevoir quelque chose. Le président Joseph F. Smith a observé comment «. . .nous saisissons souvent une étincelle de souvenir, éveillée dans l'âme immortelle, qui illumine toute notre existence comme avec la gloire de notre demeure précédente. (Doctrine de l'Évangile, page 11), CG octobre 1985.
#### Brigham Young
> Je veux vous dire, à chacun, que vous connaissez bien Dieu, notre Père céleste, ou le grand Elohim. Vous le connaissez tous bien, car il n'est pas une âme parmi vous qui n'ait vécu dans sa maison et n'ait demeuré avec lui d'année en année, et cependant vous cherchez à le connaître, alors que le fait est que vous avez tout simplement oublié ce que vous saviez. (Discours de Brigham Young, p. 50).
#### Joseph Fielding Smith
> Malgré le fait que nos souvenirs des choses passées nous aient été enlevés, le caractère de notre vie dans le monde des esprits influence fortement notre disposition, nos désirs et notre mentalité dans la vie mortelle. L'esprit influence grandement le corps, tout comme le corps, par ses désirs et ses envies, influence l'esprit. Le Seigneur l'a voulu ainsi ; c'est pourquoi, ceux qui étaient « nobles et grands » dans l'autre monde, le Seigneur les a prédestinés à être ses prophètes et ses dirigeants ici-bas ; car il les connaissait avant leur naissance, et par l'action de l'esprit sur le corps, il sait qu'ils seront susceptibles de le servir ici-bas. L'environnement et bien d'autres facteurs, cependant, ont une grande influence sur le progrès et la destinée de l'homme, mais nous ne devons pas perdre de vue le fait que les caractéristiques de l'esprit, développées au cours des nombreux âges d'une existence antérieure, jouent un rôle très important dans notre progression tout au long de la vie terrestre. (Improvement Era, mars 1916, p. 426).
#### Joseph Fielding Smith
> Notre connaissance des personnes et des choses avant notre venue ici-bas, combinée à la divinité éveillée en nos âmes par l’obéissance à l’Évangile, influence puissamment, à mon avis, toutes nos goûts et nos aversions, et guide nos préférences au cours de cette vie, à condition que nous prêtions une attention particulière aux exhortations de l’Esprit. Toutes ces vérités saillantes qui touchent si fortement notre esprit et notre cœur ne semblent être que le réveil des souvenirs de l’esprit. Pouvons-nous savoir ici quelque chose que nous ne savions pas avant notre venue ? Les moyens d’acquérir la connaissance dans le premier état ne sont-ils pas équivalents à ceux-ci ? Je pense que l’esprit, avant et après cette période d’épreuve, dispose de facilités plus grandes, oui, infiniment plus grandes, pour acquérir la connaissance, que lorsqu’il est enchaîné et enfermé dans la prison de la mortalité. (Lettre à O. F. Whitney vers 1883).